Un peu d'histoire...

Les vestiges retrouvés nous racontent l'Histoire qui remonte à plus de 2 000 ans avant notre ère. Au début, la gymnastique est un sport individuel et est considérée comme un moyen d'éduquer le corps, selon la définition suivante: "art d'exercer, de fortifier et de développer le corps." On retrouve des traces de cette activité à l'époque de l'Egypte des pharaons et en Chine. En Grèce et à Rome, les témoignages historiques, datent de 1 000 avant notre ère, où les vestiges nous apprennent que le roi Grec Minos, fils de Zeus, soutenait fortement la pratique d'exercices physiques.

 

Ces activités n'étaient réservées qu'aux hommes, qui s'enduisaient le corps d'huile pour assouplir la peau et les muscles. Dans le cadre de certaines épreuves, comme le pancrace, cette huile empêchait l'adversaire de les saisir aisément. Aussi étonnant que cela puisse paraître, la magnésie que l'on connaît actuellement prend elle aussi ses sources dans l'Antiquité. Les gymnastes se saupoudraient de poussière destinée à régler l'émission de la sueur et à protéger la peau contre les intempéries.

 

La pratique de la gymnastique à cette époque avait également une visée militaire: fortifier les corps, les soumettre à des épreuves, les préparer à la bataille, tel est le but que les Spartiates ont assigné à la gymnastique.

La gymnastique prend véritablement son élan à partir de 1800, sous l’impulsion des philosophes Montaigne et Jean Jacques Rousseau, et surtout par le Suédois Per Henrik Ling (le père de la méthode Suédoise), et l'Allemand Ludwig Janh (l'inventeur des agrès) à des buts de redressement militaire après le désastre de la bataille d'Iéna en 1806.

 

Deux styles s'affrontent alors: le style suédois (exercices libres d'ensembles) et le style allemand (utilisant des agrès). De ce succès découlent la création de gymnases en plein air, pour la démonstration d'exercices. La gymnastique fut considérée comme gardienne de la discipline dans l'armée, et aujourd'hui, des traces de ce passé "militaire" subsistent. Il suffit de regarder par exemple la marche d'entrée des gymnastes sur les plateaux de compétitions ou encore le salut aux juges aux agrès.

Aujourd'hui, la Gymnastique Artistique est gérée sur le plan mondial par la Fédération Internationale de Gymnastique (FIG), première fédération internationale, fondée en 1881 à Liège (Belgique). Elle compte 129 fédérations affiliées et 1 fédération associée. Elle reste la "Reine" des disciplines de compétition de la FIG, aux côtés de la Gymnastique Rythmique, de la Gymnastique au Trampoline, de la Gymnastique Aérobic et de la Gymnastique Acrobatique.

Ce n'est qu'en 1928 que les femmes participeront à leurs premiers JO, et en 1934 à leur premiers Championnats du Monde.

 

La gymnastique féminine, a connu une révolution grâce à Nadia Comaneci. En 1976, alors âgée de 14 ans, cette jeune gymnaste roumaine est devenue la reine des jeux de Montréal en décrochant pour la première fois un 10/10, laissant tout le monde sans voix. Cette performance est alors imprévue: la note des juges est par conséquent affichée 1.00 au lieu de 10.0 sur les tableaux des scores, qui n'étaient pas paramétrés pour indiquer la note parfaite. Carol Anne Letheren, juge des épreuves de gymnastique aux JO de 1976, déclare, en 2012, que Nadia Comaneci a obligé les juges à revoir leur système de notation.

 

Nadia Comaneci accumulera la note de 10/10 près de 7 fois en tout. C'est sous son impulsion que la gymnastique féminine a pris la dimension d'un véritable spectacle, plus populaire encore que la gymnastique masculine.

 

De 1896 à 1948, ce sport s'est développé et s'est étendu dans le monde. Les épreuves se disputaient souvent en plein air et n'étaient pas régies de façon rigoureuse. Les moyens manquaient, et il n'était pas rare que certaines fédérations se déplacent avec leur propre cheval d'arçons! Plusieurs disciplines ou engins ont aujourd'hui disparu: le tir à la corde, les exercices de groupe aux barres, les exercices d'ensemble avec ou sans engins, le saut de cheval latéral ou les anneaux balançants.

 

En 1936, les concours aux agrès pour hommes s'articulaient autour de l'exercice libre (précurseur du sol), du cheval d'arçons, des barres parallèles, de la barre fixe, des anneaux et du saut de cheval. Ce n'est qu'aux JO de 1952, à Helsinki, que la gymnastique a acquis sa forme définitive, que l'on connaît aujourd'hui. Dernier grand changement, aux Mondiaux de 2001, la table de saut succède au saut de cheval.

La gymnastique est l'une des disciplines Olympiques les plus anciennes. Elle trouve son origine dans les Jeux de l'Antiquité. Cette discipline désignait à l'époque des épreuves diverses et variées comme la lutte ou le saut par dessus des taureaux. Le terme "gymnastique" est issu du grec "gymnos" signifiant "nu". Ce n'est qu'en 1361 que le mot latin "gymnasticus" apparaît pour désigner l'exercice physique.

Dans l'Antiquité

Au Moyen Age

La gymnastique est quelque peu délaissée au Moyen Age, car la vision portée sur le corps change. L'opinion la plus répandue semble être la suivante: le corps ne vaut pas l'âme; mais il lui est nécessaire. Le sport médiéval présente alors un caractère aristocratique et se caractérise par la joute, les tournois ou encore la chasse.

La gymnastique sera relancée à la Renaissance par le premier traité, DE ARTE GYMNASTICA (De l'art de la Gymnastique), publié par le médecin Italien Mercuriali en 1573.

De la Renaissance au XIX° siècle

Per Henrik Ling

père de la méthode Suédoise

Ludwig Janh

inventeur des agrès

La gymnastique aux JO modernes

La gymnastique artistique est l'un des sports les plus populaires du programme olympique et aussi l'un des plus exigeants. Pratiquée partout dans le monde, la gymnastique demande force, souplesse, équilibre, de l'expression et une touche artistique. Elle est l'une des rares disciplines à avoir toujours fait partie du programme Olympique de l'ère moderne depuis 1896.

 

La première compétition gymnique olympique disputée à Athènes, en 1896, rassemblait 18 gymnastes de 5 pays. On y présentait uniquement des exercices libres à la barre fixe, barres parallèles, cheval d'arçons, anneaux, saut, grimper à la corde, et le lever de poids. Seules des médailles d'or et d'argent étaient alors distribuées. Ce sont les Allemands qui ont remporté le plus grand nombre de trophées.

De Arte Gymnastica

Mercuriali, 1573

Vers la gymnastique d'aujourd'hui

Table de saut, qui remplace

le saut de cheval depuis 2001

L'essor de la gymnastique féminine

La gymnastique actuelle favorise l’aspect acrobatique et spectaculaire des exhibitions. Les très jeunes gymnastes sont à leur avantage, car plus petites et plus légères que leurs aînées. Afin d'éviter les excès, depuis 1980, les concurrentes doivent avoir au moins 15 ans dans l'année pour pouvoir participer aux compétitions internationales.

Quelques médailles françaises sur la scène internationale (Europes, Mondes et JO)

Emilie LE PENNEC

- 2004: Championne Olympique aux barres asymétriques, aux JO d'Athènes

1ère championne olympique de la gymnastique féminine française

 

- 2005: Championne d'Europe aux barres asymétriques

Samir AÏT SAÏD

- 2010: Vice Champion d'Europe aux anneaux

- 2011: Vice Champion d'Europe au saut

- 2013: Champion d'Europe aux anneaux

- 2014: Médaille de bronze aux anneaux aux Championnats d'Europe

- 2015: Vice Champion d'Europe aux anneaux

Thomas BOUHAIL

- 2008: Vice Champion Olympique au saut, aux JO de Pékin

- 2009: Champion d'Europe au saut

- 2010: Champion du Monde au saut

- 2011: Champion d'Europe au saut

Benoit CARANOBE

- 2008: Médaille de bronze au Concours Général, aux JO de Pékin

Yann CUCHERAT

- 2008: Vice Champion d'Europe aux barres parallèles

- 2009: Champion d'Europe aux barres parallèles

- 2009: Vice Champion d'Europe à la barre fixe

- 2010: Champion d'Europe aux barres parallèles

Gaël DA SILVA

- 2012: Médaille de bronze au sol, aux Championnats d'Europe

Danny PINHEIRO RODRIGUES

- 2008: Médaille de bronze aux anneaux, aux Championnats d'Europe

- 2013: Médaille de bronze aux anneaux, aux Championnats d'Europe

Hamilton SABOT

- 2010: Médaille de bronze aux barres parallèles, aux Championnats d'Europe

- 2012: Médaille de bronze aux barres parallèles, aux JO de Londres

Cyril TOMMASONE

- 2011: Vice Champion d'Europe aux arçons

- 2011: Vice Champion du Monde aux arçons

Claire MARTIN

- 2015: Médaille de bronze à la poutre aux Championnats d'Europe

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